Souvenez-vous que nous avions lancé une motion populaire cantonale neuchâteloise afin d’essayer d’obtenir un congé d’adoption
pour les mères, de la même durée que le congé maternité, une solution cantonale à défaut d’une solution fédérale,
comme le font déjà d’autres cantons romands notamment.

Et aujourd’hui, à quoi en est-on ?  Résumé de la situation et rappel des principaux actes:

Canton de Neuchâtel

Mai 2012

Dépôt de la motion populaire (1372 signatures) demandant d’étudier l’introduction au niveau cantonal (NE) d’un congé d’adoption de quatorze semaines, égal au congé maternité.

Février 2013

La motion populaire est acceptée par le  Grand Conseil.

Janvier 2015

L’initiative neuchâteloise est rejetée au conseil des Etats. Opposition de la commission par 8 voix contre 3 à l’initiative du canton de Neuchâtel « Congé maternel d’adoption ».

Décembre 2015

Le Conseil d’Etat ne veut pas d’un congé d’adoption cantonal et préfère attendre une éventuelle réglementation fédérale.

En cas d’échec du projet fédéral, le Conseil d’Etat s’engage à revenir devant le Grand Conseil pour lui proposer un régime cantonal d’adoption.

 

 

Initiative parlementaire fédérale

Décembre 2013

Lancement du conseiller national démocrate-chrétien Marco Romano d’une initiative parlementaire demandant l’introduction des allocations pour perte de gain en cas d’adoption.

Le texte prévoit un congé de quatre mois l’adoption d’un enfant de moins de 4 ans. Les deux parents devraient pouvoir se partager le temps entre eux et prendre le congé de manière flexible.

Janvier 2015

La commission présidée par M. Guy Parmelin a donné suite par 14 voix contre 10 et 1 abstention, à liv. pa. Romano « Introduire des allocations en cas d’adoption d’un enfant ».

En résumé: Gel de notre motion dans l’attente d’une éventuelle législation fédérale !


Congé d’adoption: 
Trop de couples ne peuvent prendre un congé parental !

Dans nos ateliers de préparation à l’adoption (les liens du cœur), nous recommandons un congé d’une année pour l’un des 2 parents.

L’attachement n’est pas inné, encore moins pour des enfants adoptés et fragilisés. Il se fait au fil des jours, des mois, voire des années.

Le récent témoignage d’une maman adoptive sur Canal Alpha

L’article de l’Impartial du 31.12.2015.

Pour des raisons d’équité, Adoptons-Nous est d’avis que toute mère de ce pays devrait être traitée sur un pied d’égalité.

Tout enfant a besoin de parents disponibles, indépendamment qu’il soit biologique ou adopté.